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	<description>Pour une école publique, laïque et gratuite !</description>
	<pubDate>Mon, 31 May 2010 19:49:26 +0000</pubDate>
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		<title>Reprise des hostilités&#8230;</title>
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		<pubDate>Mon, 31 May 2010 19:49:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ducretdo</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Voilà, on y est :

&#8220;Le Café pédagogique publie les documents remis aux inspecteurs  d&#8217;académie pour supprimer des postes dans les trois prochaines années.  Suppression des Rased, réduction de la scolarisation à deux ans,  regroupements scolaires, augmentation du nombre d&#8217;élèves par classe au  primaire; augmentation de la taille des classes au collège, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p><strong><em>Voilà, on y est :<br />
</em></strong></p>
<p><strong><em>&#8220;Le Café pédagogique publie les documents remis aux inspecteurs  d&#8217;académie pour supprimer des postes dans les trois prochaines années.  Suppression des Rased, réduction de la scolarisation à deux ans,  regroupements scolaires, augmentation du nombre d&#8217;élèves par classe au  primaire; augmentation de la taille des classes au collège, fermeture  des petits établissements, &#8220;rationalisation&#8221; de l&#8217;offre éducative en  lycée et de l&#8217;offre de formation en L.P., réduction des IDD, voilà pour  le secondaire. Découvrez le détail de la stratégie ministérielle.&#8221;</em></strong></p>
<p>Les enseignants ces fainéants, qui, c&#8217;est bien connu, ne se mobilisent que pour les augmentations de salaire, nous on prévenu depuis des années, personne ne daignant les soutenir. (Sauf nous, bien entendu, mais c&#8217;est pas pareil&#8230;).</p>
<p>Après avoir éjecté Xavier Darcos pour raison, paraît-il, de désaccord avec les réformes demandées, le gouvernement a affecté à l&#8217;Education Nationale un DRH qui apparemment semble mieux faire l&#8217;affaire (aucun état d&#8217;âme à foutre en l&#8217;air l&#8217;Education Nationale.)</p>
<p>Voilà qui semble-t-il, pose des problèmes en terme de projet de société. Gouverner c&#8217;est prévoir, disait l&#8217;autre (je ne me souviens plus si c&#8217;est Abraracourcix ou Emile de Girardin). Deux solutions s&#8217;offrent alors à nous : soit on ne nous gouverne plus du tout, soit on nous prévoit une société dans laquelle l&#8217;éducation n&#8217;a plus, mais alors plus du tout, sa place.</p>
<p>En dehors de tout syndicalisme, solidarité de corps ou autre, de quel futur pour nos enfants parlons-nous ? Le savoir n&#8217;est plus à la mode, mais ça on le savait déjà : n&#8217;importe quel con se fait plus d&#8217;argent en tournant une roue ou en montrant son &#8220;émotion&#8221; à la télé (oui émotion est moins vulgaire que &#8220;cul&#8221;) que celui qui est capable de vous citer les dates et emplacement des batailles de la guerre de trente ans. Et ça fait un moment que ça dure. Sauf que là&#8230; Eh bien tout a glissé, à force de ne pas voir le danger que signifiait les petites réformettes des gouvernements successifs (de droite comme de gauche, hein, ne soyons pas sectaires), nous y sommes. Maintenant que le mur a été mis à nu à petits coups de burin et voyant que personne ne bougeait, le gouvernement a décidé d&#8217;y aller à grands coups de masse.</p>
<p>Bien sûr nous avons tous une part de responsabilité dans ce qui arrive, il serait vain de le nier, manque de mobilisation, sentiment que tout cela ne sert à rien, parfois jalousie envers les enseignants qu&#8217;on estime &#8220;privilégiés&#8221;&#8230;</p>
<p>Mais qui accepterait, à leur place, d&#8217;être traité comme ils le sont ? En s&#8217;attaquant comme le fait le gouvernement à l&#8217;Education Nationale c&#8217;est aux principes mêmes de la République qu&#8217;il s&#8217;attaque. Mentir à la population en affirmant vouloir rationaliser l&#8217;école favoriser l&#8217;égalité des chances et, dans le même temps, réduire les budgets des établissements dits difficiles en banlieue parisienne de 50 %, et ce n&#8217;est qu&#8217;un exemple, est tout simplement criminel.</p>
<p>Mais, bien sûr, ce n&#8217;est que mon avis.</p>
<p>Pour vous faire un idée, allez jeter un oeil au <a href="http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2010/05/31052010Accueil.aspx" target="_blank">café pédagogique</a></p>
<p>Christian Foucher</p></blockquote>
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		<title>Que faisons nous face aux nouveaux tarifs de l&#8217;AOL</title>
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		<pubDate>Wed, 23 Sep 2009 07:10:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ducretdo</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[De nombreux parents se sont émus des nouveaux tarifs pratiqués par l&#8217;AOL, notamment les tarifs de restauration. 4.50 euros pour un repas de maternelle ! Et tout cela sans acune explication, voire sans information autre que le bouche à oreille.
Nous proposons qu&#8217;une délégation de parents des écoles publiques de Périgueux (maternelles et élémentaires) demande une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>De nombreux parents se sont émus des nouveaux tarifs pratiqués par l&#8217;AOL, notamment les tarifs de restauration. 4.50 euros pour un repas de maternelle ! Et tout cela sans acune explication, voire sans information autre que le bouche à oreille.</p>
<p>Nous proposons qu&#8217;une délégation de parents des écoles publiques de Périgueux (maternelles et élémentaires) demande une audience à Madame la Conseillère chargée des affaires scolaires. Si vous êtes concernés et motivés, contactez-nous et donner nous vos idées ; il faut agir rapidement</p>
<p>Cordialement</p>
<p>D Ducret école maternelle du Toulon</p>
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		<title>Matériel d&#8217;information disponible</title>
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		<pubDate>Wed, 29 Apr 2009 20:31:47 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Nous avons créé une page matériel d&#8217;information, accessible depuis le menu droit, où vous pourrez trouver des tracrts, modèle de lettre, affiches, à distribuer autour de vous&#8230;
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Nous avons créé une page matériel d&#8217;information, accessible depuis le menu droit, où vous pourrez trouver des tracrts, modèle de lettre, affiches, à distribuer autour de vous&#8230;</p>
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		<title>A propos de la plainte de(s) parent(s) contre Base-Elèves</title>
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		<pubDate>Wed, 29 Apr 2009 20:20:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Malgré l’opposition et la mobilisation de nombreux directeurs, parents et citoyens contre la baseélèves, malgré le blocage de formations de directeurs au logiciel B.E, les nombreuses prises de position des élus, l’administration continue à vouloir imposer ce fichage des enfants, décidé sans la moindre consultation, ni avec les parents, ni avec les instituteurs. Les directeurs [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="western"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: small;">Malgré l’opposition et la mobilisation de nombreux directeurs, parents et citoyens contre la baseélèves, malgré le blocage de formations de directeurs au logiciel B.E, les nombreuses prises de position des élus, l’administration continue à vouloir imposer ce fichage des enfants, décidé sans la moindre consultation, ni avec les parents, ni avec les instituteurs. Les directeurs d’école récalcitrants sont sanctionnés et d’autres, harcelés, menacés, cèdent aux pressions et renseignent Base-élèves souvent contre l’avis d’une partie ou de la totalité des parents concernés. Ignorés et méprisés dans nos droits et revendications, il est temps que nous entamions une action en justice. Conseillés et soutenus par des hommes de loi et notamment par le Syndicat des Avocats de France, nous avons répertorié les différentes atteintes aux lois et conventions relatives à la protection de la vie privée, aux droits de l’Homme et de l’enfant. Cette plainte pénale contre X déposée par des parents « simultanément » dans toute la France permettra enfin de faire entendre notre voix !</span></span></p>
<p class="western"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: small;"><strong>Qui peut porter plainte?</strong></span></span></p>
<p class="western"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: small;">Les parents (la plainte est individuelle, donc une plainte par parent, mais la même pour plusieurs enfants) ou les tuteurs légaux, ou bien un seul des deux parents ou tuteurs, dont l’enfant :</span></span></p>
<p class="western"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: small;">- est scolarisé dans une école maternelle, élémentaire ou primaire, publique ou privée.</span></span></p>
<p class="western"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: small;">- ou bien, a 6 ans révolus (instruction obligatoire) et n’est pas scolarisé.</span></span></p>
<p class="western"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: small;">- est déjà fiché dans BE ou n’est pas encore fiché.</span></span></p>
<p class="western"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: small;"><strong>Où et comment compléter et déposer la plainte ?</strong></span></span></p>
<p class="western"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;">Compléter le texte dactylographié et le signer (ne pas oublier dans le coin supérieur gauche: nom, prénom, adresse du plaignant). Après “je soussigné(e)”, écrire son nom et ses prénoms. Pour le(s) enfant(s) aussi, noter tous les prénoms. L’apporter ou l’envoyer (en recommandé avec accusé de réception) au greffe du tribunal, qui doit délivrer un récépissé de dépôt. Le mieux est de regrouper un maximum de plaintes que quelqu’un se charge de déposer : les frais (envoie ou carburant) sont ainsi réduits. Un récépissé mentionnant le nombre de plaintes et le nom de tous les plaignants doit être délivré. Un premier dépôt en nombre, médiatisé, est prévu le <strong>25 mars</strong>.</span></span></p>
<p class="western"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: small;"><strong>Porter plainte : à quoi cela engage?</strong></span></span></p>
<p class="western"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: small;">Toute personne a le droit de porter plainte et n’encourt aucune poursuite. Une plainte peut être déclarée non recevable par un procureur, mais est regardée avec plus d’attention si elle est soutenue par un avocat, ce qui entraîne des frais d’honoraires et de déplacements. Ces frais de justice pourraient être pris en charge par le Collectif qui récolte des dons, afin que la question financière ne soit pas un obstacle. Bien entendu cette caisse de solidarité ne peut fonctionner qu’avec la participation active de tous: parents, citoyens…</span></span></p>
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		</item>
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		<title>Dépôt de plainte des parents contre Base Eleves</title>
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		<pubDate>Wed, 29 Apr 2009 20:19:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[Un modèle de dépôt de plainte contre Base Eleves, à télécharger : plainte-parents-contre-base-eleve-modele
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Un modèle de dépôt de plainte contre Base Eleves, à télécharger : <a href="http://www.parentsdeleves-24.fr/wp-content/uploads/2009/04/plainte-parents-contre-base-eleve-modele.doc">plainte-parents-contre-base-eleve-modele</a></p>
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		</item>
		<item>
		<title>COMPTE- RENDU de la réunion du 27 avril 2009</title>
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		<pubDate>Wed, 29 Apr 2009 20:17:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[COMPTE- RENDU de la réunion du 27 avril 2009 à 18h à La Filature à Périgueux 
16 participants

Les lettres de résistance:
A la date de la réunion :	315 lettres de parents
62 lettres d’enseignants
La lettre proposée à la signature des élus a été envoyée à une partie des mairies car il y a des problèmes d’adresses électroniques [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="western" align="center"><strong><span style="font-family: Arial,sans-serif;">COMPTE- RENDU de la réunion du 27 avril 2009 à 18h à La Filature à Périgueux </span></strong></p>
<p><em><span style="font-family: Arial,sans-serif;">16 participants</span></em></p>
<p class="western">
<p><span style="font-size: medium;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;">Les lettres de résistance:</span></span></p>
<p><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">A la date de la réunion :	315 lettres de parents</span></span></p>
<p><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">62 lettres d’enseignants</span></span></p>
<p><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;">La lettre proposée à la signature des élus a été envoyée à une partie des mairies car il y a des problèmes d’adresses électroniques erronées. Elles peuvent être également remises en main propre .</span></span></p>
<p><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Il faut continuer à relancer enseignants, parents, élus, amis de l’école pour augmenter le nombre de signatures.</span></span></p>
<p><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: medium;">La Maternelle</span> <span style="font-size: medium;">menacée</span>: </span></p>
<p><span style="font-family: Arial,sans-serif;">Le dossier des jardins d’éveil paraît piloté par le ministère de la famille, mais l’éducation nationale reste présente avec M. Coignard, ancien IA de Dordogne, parti dans les valises de M. Darcos. Les communications faites par les ministres de la famille et de l’éducation sont ambigües. La demande, de la part de la présidente de l’Association Générale des Enseignants des Ecoles et classes Maternelles publiques, d’une clarification sur les jardins d’éveil reste sans réponse. M. Darcos déclare le 9 avril que les jardins d’éveil ne remettent pas en cause l’accueil en école maternelle. Entre deux portes, M. Coignard invite la président de l’AGEEM à une réunion qui se trouve être celle où se définit le cahier des charges des jardins d’éveil. Surprise de l’intéressée ! </span></p>
<p><span style="font-family: Arial,sans-serif;">Les questions déjà évoquées lors de la précédente réunion restent posées :</span></p>
<p><span style="font-family: Arial,sans-serif;">Comme pour d’autres services publics, la montée de la désinformation, les rapports commandités par le gouvernement dont les conclusions sont connues avant qu’ils ne paraissent, toute une campagne relayée par les médias, ont contribué à vouloir discréditer l’école maternelle, la scolarisation des enfants de 2 ans. Là encore l’argumentation retenue est à double sens et prend bien évidemment en compte l’intérêt des enfants pour favoriser l’accueil des enfants de 2 à 3 ans. </span></p>
<p><span style="font-family: Arial,sans-serif;">Alors pourquoi avoir supprimé des postes ? Pourquoi ne pas favoriser l’accueil en maternelle dont les chercheurs reconnaissent le bienfondé, surtout pour les enfants les plus défavorisés ? Pourquoi ne pas mettre à l’école maternelle les moyens accordés aux crèches ou aux jardins d’éveil ? Qui va les payer, quand on connaît le désengagement financier de plus en plus important de l’Etat ? Les enfants en milieu rural, auront-ils le même accès que ceux des milieux urbains ? Quelle est la différence entre jardin d’éveil et garderie ? Pourquoi les locaux peuvent-ils être à l’intérieur de l’Ecole Publique ? Pourquoi et comment un directeur ou une directrice d’école peuvent-ils être aussi directeur ou directrice du jardin d’éveil, quand on connaît déjà les tâches et le temps de plus en plus important qui leur est demandé ? Que viendraient faire les professeurs d’école dans un jardin d’éveil, n’y a-t-il pas là une confusion des missions ? </span></p>
<p><span style="font-family: Arial,sans-serif;">La question de l’information à faire passer aux parents, sur ces jardins d’éveil, menaces de l’école maternelle, est proposée à la présidente de l’AGEEM. </span></p>
<p><span style="font-family: Arial,sans-serif;">Le directeur de l’école privée du Sacré Cœur (ayant reçu une invitation à la réunion, dit-il) révèle qu’une étude est menée depuis un an, par l’enseignement privé, sur la faisabilité des jardins d’éveil. Il en a évalué le coût à 100 000€ par an pour l’accueil de 15 enfants. Il a l’air satisfait de pouvoir être prêt ainsi à la sollicitation éventuelle de la mise en place d’un jardin d’éveil. Mais, il trouve cependant, que ce n’est pas une réponse satisfaisante à l’accueil des enfants de 2 à 3 ans.</span><br />
<span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: medium;">L’occupation d’une école maternelle</span> avec une conférence de presse est proposée par des parents pour le 11 mai. Les enseignants doivent en débattre. La date de la prochaine réunion sera fixée à ce moment là.</span><br />
<span style="font-family: Arial,sans-serif;">Rédigé par JM Cherbero</span></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Réunion du 27 avril 18h à Périgueux</title>
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		<pubDate>Sun, 26 Apr 2009 19:55:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[PROCHAINE Réunion
 lundi 27 avril 2009, à 18h,
à La Filature de l’Isle, à Périgueux (depuis la gare, suivre la rue Pierre Seymard ou route d’Angoulême-Tourner à gauche et passer sous la voie ferrée à hauteur d’une station service et lavage- Continuer à droite, c’est signalé).

Si vous êtes perdus pour vous rendre à la Filature… 
tel : [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: center;" align="center"><strong><span style="font-size: 16pt; line-height: 115%;">PROCHAINE Réunion</span></strong></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: center;" align="center"><strong><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 16pt; line-height: 115%;"><span> </span>lundi 27 avril 2009, à 18h,</span></span></strong></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: center;" align="center"><strong><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 16pt; line-height: 115%;">à La Filature de l’Isle, à Périgueux</span></span></strong><span style="font-size: 16pt; line-height: 115%;"> </span><span><span style="font-size: small;">(depuis la gare, suivre la rue Pierre Seymard ou route d’Angoulême-Tourner à gauche et passer sous la voie ferrée à hauteur d’une station service et lavage- Continuer à droite, c’est signalé).</span></span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: center;" align="center">
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: center;" align="center"><span><span style="font-size: small;">Si vous êtes perdus pour vous rendre à la Filature… </span></span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: center;" align="center"><span><span style="font-size: small;">tel : 06 73 95 26 59 </span></span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: center;" align="center">
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: center;" align="center"><span><span style="font-size: small;">JM Cherbero, secrétaire de séance </span></span></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Lettre de résistance des maires de Dordogne + rappel réunion du lundi 27 avril</title>
		<link>http://www.parentsdeleves-24.fr/?p=184</link>
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		<pubDate>Sun, 26 Apr 2009 19:53:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[lettre-de-resistance-des-parents  (pour rappel)

lettre_r-sistance_dordogne_10-03-091
lettre_maire_au_pr-fet_et_ia
En PJ, la lettre de Résistance des Maires de Dordogne! Elle vient juste de sortir , n&#8217;a pas pu encore être envoyée dans les communes (ça ne va pas tarder). Vous pouvez, dès aujourd&#8217;hui, (ou demain!) la porter en main propre à votre Maire..qui doit la renvoyer à Mr Claude Fédou, Maire, 24140 [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="left"><a href="http://www.parentsdeleves-24.fr/wp-content/uploads/2009/04/lettre-de-resistance-des-parents.doc">lettre-de-resistance-des-parents  (pour rappel)<br />
</a></p>
<p align="left"><a href="http://www.parentsdeleves-24.fr/wp-content/uploads/2009/04/lettre_r-sistance_dordogne_10-03-091.doc">lettre_r-sistance_dordogne_10-03-091</a></p>
<p align="left"><a href="http://www.parentsdeleves-24.fr/wp-content/uploads/2009/04/llettre_maire_au_pr-fet_et_ia.doc">lettre_maire_au_pr-fet_et_ia</a></p>
<p align="left"><span style="font-size: large;"><em><span style="font-size: small;"><strong>En PJ, la lettre de Résistance des Maires de Dordogne!</strong></span></em> </span><span style="font-size: medium;">Elle vient juste de sortir , n&#8217;a pas pu encore être envoyée dans les communes (<span style="font-size: x-small;">ça ne va pas tarder</span>). Vous pouvez, dès aujourd&#8217;hui, (<span style="font-size: x-small;">ou demain!</span>) la porter en main propre à votre Maire..qui doit la renvoyer à Mr Claude Fédou, Maire, 24140 DOUVILLE, qui se charge de collecter toutes les lettres. C&#8217;est pourquoi il est TRES important que nous soyons nombreux</span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><strong><span><span style="font-size: medium;"> <span style="color: #ff0000;">Lundi 27 avril 2009,<span style="color: #000000;">18h, </span>à La filature de Périgueux, <span style="color: #0000ff;"><strong>pour décider de la date à laquelle une Délégation<span style="font-size: x-small;"> (ou nous tous ) <span style="font-size: medium;">ira remettre ces courriers à l&#8217;IA et la Préfète.</span></span></strong></span></span></span></span></strong></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span><span style="font-size: medium; color: #0000ff;"><strong><span style="color: #000000;">Je vous informe</span> <span style="font-size: small;">(ou vous rappelle)</span> </strong><span style="font-family: Times New Roman; color: #000000;"> </span></span></span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;"><strong><span style="font-size: 14pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; color: black;">que les deux communes de <span style="color: #ff0000;">St Capraise de Lalinde et de Lanquais</span> viennent de se voir assignées devant le Tribunal Administratif de Bordeaux par Madame la Préfète de la Dordogne pour: <em>&#8220;avoir par </em></span><em><span style="font-size: 14pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; color: black;">délibération refusé de se substituer à ce qui relève de la responsabilité de l&#8217;État et du dialogue social et qui s&#8217; attaque aux principes de la libre administration des affaires de la commune et au droit de grève&#8221; et donc exprimé le &#8220;refus de mettre en place le Service Minimum d&#8217;Acceuil des Enfants dans les écoles lors de mouvements sociaux des enseignants&#8221;.</span></em></strong></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; color: #010158;"><em>JE VOUS INVITE A SIGNER LA PETITION sur <a href="http://www.lavoixdejacquou.fr/" target="_blank">http://www.lavoixdejacquou.fr</a></em></span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span><strong>N&#8217;hésitez pas à informer vos maires de la tenue de notre réunion de ce Lundi 27 et à les y inviter. </strong></span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span><span style="font-size: medium;"><em>Brigitte Thomas, pour le collectif de Parents d&#8217;élèves.</em><br />
</span></span></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Réflexion (bis) - Y a-t-il une place pour l’enfant dans la société française ?</title>
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		<pubDate>Mon, 20 Apr 2009 11:28:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Le Président de la République et son gouvernement n’aiment pas les enfants.
Y a-t-il une place pour l’enfant dans la société française ?
Hubert Montagner
Alors que le monde s’apprête à célébrer le XX ème anniversaire de la Charte Internationale des Droits de l’Enfant, il est infiniment regrettable que la “société des adultes” n’accorde toujours pas aux enfants [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le Président de la République et son gouvernement n’aiment pas les enfants.<br />
Y a-t-il une place pour l’enfant dans la société française ?</strong><br />
<em>Hubert Montagner</em><br />
Alors que le monde s’apprête à célébrer le XX ème anniversaire de la Charte Internationale des Droits de l’Enfant, il est infiniment regrettable que la “société des adultes” n’accorde toujours pas aux enfants la place qui devrait leur revenir, et le respect qui devrait leur être dû. Les propos, décisions et mesures du Président de la République française et de son gouvernement en fournissent une illustration caricaturale. <span id="more-181"></span>Malheureusement, l’opinion publique qu’ils anesthésient et brutalisent n’est pas vraiment consciente que la condition de nombreux enfants est précaire dans une jungle de pouvoirs et d’égoïsmes qui génèrent peurs, stress, blocages affectifs et inhibitions, inquiétude, anxiété et angoisse, “troubles” somatiques et psychiques. Ou alors, les enfants sont “oubliés” ou niés. Quelques exemple sont<br />
particulièrement édifiants.<br />
<em>* La suppression de maternités sans considération ou évaluation sérieuse des conséquences humaines et médicales, parfois graves pour la mère et son bébé.</em><br />
<em>* La remise en question larvée de la durée du congé de maternité</em> (propos récents du Président de la République) après “le retour en fanfare” de la Garde des Sceaux aux affaires politiques quatre jours après avoir mis un bébé au monde. Ce qui met implicitement en cause la durée actuelle du congé parental à l’occasion d’une naissance. Evidemment, tant mieux pour elle si son accouchement s’est bien passé et si son bébé se porte comme un charme. Tant mieux pour elle si un ou des tiers ont pu garder le bébé à son retour dans son ministère. Mais, la garde des Sceaux paraît ignorer dans sa superbe les difficultés, contraintes, obligations et souffrances qui nécessitent pour de nombreuses mamans un arrêt de travail d’une durée de plusieurs semaines, parfois des mois, avant et après l’accouchement. Elle n’a pas eu un mot pour elles. En tout cas, on ne l’a pas entendu. En outre, de toute évidence, elle ne sait pas que, tout au long de l’après naissance, les interactions accordées entre la mère et son bébé sont nécessaires pour qu’un attachement “sécure” s’installe entre eux. Il faut bien plus de quatre jours pour que l’attachement se consolide. Le plus souvent, plusieurs semaines sont nécessaires pour que les deux personnes puissent s’ajuster l’une à l’autre dans leurs rythmes, leurs comportements, leurs émotions et leur affectivité, et pour que le père et la fratrie puissent trouver leur place. C’est encore plus compliqué lorsque les mères vivent seules, dans la détresse ou sans attache familiale. Quel égoïsme !<br />
<em>* L’insuffisance qualitative et quantitative des structures d’accueil pour la petite enfance</em> (crèches et structures apparentées), alors que la natalité en France est la plus forte d’Europe &#8230; et du monde occidental.<br />
<em>* L’insuffisance ou l’inexistence dans ces structures de places réservées aux enfants porteurs d’un handicap</em>, aux enfants “border line” et aux enfants dont les parents sont issus de l’immigration, en particulier quand leurs revenus ne leur permettent pas d’envisager cette possibilité (les crèches ne sont pas gratuites).<br />
<em>* La négation de l’importance du rythme veille-sommeil dans la croissance,</em> le développement et les équilibres de l’enfant, c’est-à-dire la succession des épisodes de sommeil au cours des 24 heures, en particulier la ou les siestes. On a en effet entendu le Ministre de l’Education Nationale s’étonner qu’il faille assurer aux professeurs des écoles une “formation bac +5” pour qu’ils fassent “faire la sieste” aux enfants de l’école maternelle. C’est évidemment indigne. Pourquoi le Ministre reste-t-il pas au moins<br />
une journée dans les écoles qu’il visite plutôt que frimer devant les caméras ? Il constaterait alors que la grande majorité des enfants de la petite section et de la moyenne section ont besoin d’une sieste reconstituante à la mi-journée (avec des visites renouvelées, il pourrait enfin apprécier l’importance de l’école maternelle dans le développement corporel et cérébral de l’enfant). La méconnaissance ou le non<br />
respect de la sieste dans la famille, à la crèche, à l’école maternelle et ailleurs, ont logiquement pour conséquence une diminution de la durée du sommeil quotidien.<br />
Par ailleurs, toutes les études récentes montrent que, à tous les âges, la durée du sommeil nocturne a diminué au cours des vingt dernières années. En conséquence de la diminution de la durée du sommeil nocturne et du non respect de la sieste, on réduit logiquement les capacités de récupération physique, physiologique, mentale et intellectuelle de l’enfant, mais aussi sa vigilance, ses capacités d’attention et de traitement de l’information. On perturbe sa croissance, ses équilibres affectifs et biologiques, ses capacités de mémorisation et la consolidation de ses apprentissages. Que fait le Ministre de l’Education Nationale pour prendre en compte cette réalité ? RIEN, sinon fustiger les enseignants d’école maternelle soucieux de respecter le rythme veille-sommeil des enfants.<br />
<em>* L’absence de stratégies et lieux d’accueil appropriés pour recevoir les enfants et leur famille</em> dans les différentes structures de vie et d’éducation, parfois de soins, pour la petite enfance, notamment quand ils sont en difficulté et présentent des particularités biologiques ou psychologiques qui en font des personnes “pas comme les autres”.<br />
<em>* Le lancement de l’idée de créer des jardins d’éveil </em>pour garder les jeunes enfants, sans aucune réflexion ou conceptualisation. Ce sont des coquilles vides, “justifiées” notamment par le colloque “L’école à deux ans : est-ce bon pour l’enfant ?” qui s’est tenu le 1er avril 2006 à l’Assemblée Nationale, et l’ouvrage collectif publié en août 2006 par les Editions Odile Jacob. J’ai participé à ce colloque pour expliquer pourquoi il est nécessaire d’améliorer les structures existantes (crèches, écoles maternelles &#8230;), et non pas pour demander la suppression de l’une ou l’autre. Si on se fonde sur la recherche fondamentale, les observations cliniques et le vécu des éducateurs et enseignants, il faut rénover les structures d’accueil et en créer de nouvelles. Elles doivent avoir pour mission d’accueillir tous les enfants, sans exclusive, et donc être gratuites (il est important qu’elles soient sous la responsabilité d’une équipe pluridisciplinaire, constituée notamment de Professeurs des écoles : pour plus de<br />
précisions, voir le document “les crèches-écoles enfantines”). De toute évidence, avec les jardins d’éveil, le projet du gouvernement (et pas seulement des deux sénateurs qui l’ont rédigé), est de créer des structures privées dont la logique serait le profit : non fondées sur un accueil optimisé des enfants et de leur famille, et sur un aménagement approprié du temps et des espaces, elles auraient pour objectif et finalité de rapporter de l’argent à leurs promoteurs et constructeurs, c’est-à-dire d’obéir à une logique marchande. Le Président de la République et le gouvernement penseraient-il à des amis patrons d’entreprise ?<br />
<em>* L’absence de réflexion véritable sur les finalités,</em> le fonctionnement et l’organisation de l’école maternelle pour tous les enfants, sans laisser un seul au bord de la route. Alors que tout le monde s’accorde à reconnaître son importance, les “décideurs” et les autres responsables du système éducatif la laissent volontairement dans le flou. Pauline KERGOMARD et ses amis pédagogues doivent se retourner dans leur tombe devant les menaces qui pèsent sur l’école maternelle qu’elles ont inventée au XIX ème siècle, et que de nombreux pays nous envient. L’absence de définition claire des finalités de l’école maternelle, de son organisation et de son fonctionnement, la rend vulnérable et ouverte à tous les appétits ou idéologies. Allons-nous permettre qu’elle soit démantelée et/ou bradée pour augmenter les profits de quelques-uns ?<br />
<em>* L’aménagement du temps scolaire à contretemps des rythmes et du développement des enfants</em> &#8230; de tous les enfants, mais surtout ceux qui sont en difficulté, l’organisation de la journée à l’école étant la même de la petite section de l’école maternelle (enfants de trois à quatre ans, parfois de deux à trois ans) au CM2 (écoliers de dix à onze ans). Le passage généralisé de la semaine de quatre jours et demi à la semaine de quatre jours entraîne une augmentation de la pression relationnelle et intellectuelle sur les enfants car les enseignants doivent faire en quatre jours ce qu’ils faisaient en quatre jours et demi. Sous la pression de la hiérarchie, mais aussi parce qu’ils sont convaincus de cette “nécessité”, ils privilégient “logiquement” les apprentissages des “fondamentaux” (vocabulaire, grammaire, syntaxe de la langue française ; calcul et mathématiques). Il ne reste plus de temps suffisant pour les autres apprentissages et activités (arts plastiques, musique, chant choral, biologie, histoire, géographie,<br />
découverte de l’environnement &#8230;), et aussi pour les moments de détente, soupapes absolument nécessaires, surtout lorsque les enfants sont en difficulté. Il est fréquent que le manque de temps dans la journée entraîne également une augmentation horaire de la journée scolaire la plus longue du monde parce que, faute de temps suffisant dans la journée (“on n’y arrive pas” disent-ils), un nombre non négligeable d’enseignants prolongent l’après-midi scolaire jusqu’à 16h.40, 16h.50 ou au delà. Il faut ajouter le temps consacré aux devoirs à la maison alors qu’ils sont interdits par une dizaine de circulaires ministérielles. Que deviennent en fin d’après-midi les temps d’activités ludiques,  d’apaisement, de sécurité affective, de tendresse &#8230; avec les parents et les autres partenaires familiaux ou familiers ? La France a ainsi la “super journée” la plus longue du monde. Pourtant, le Ministre de l’Education Nationale qui a institué la semaine de quatre jours, aggravant ainsi les difficultés des enfants vulnérables, en souffrance &#8230; se répand maintenant dans les médias en disant qu’il est contre cette semaine. Où est la cohérence ? Faut-il rappeler que, pour imposer cette semaine, il a tenté de disqualifier les scientifiques en affirmant dans les médias que la chronobiologie est une spécificité française ! Ses propos sont non seulement diffamatoires, mais également stupides. N’importe qui peut “cliquer” chronobiologie ou rythmes biologiques sur internet, et constater la richesse de ce champ disciplinaire et pluridisciplinaire.<br />
<em>* L’aggravation en classe de la pression intellectuelle et relationnelle </em>avec la forte augmentation du poids des “fondamentaux” au cours de chaque journée scolaire, combinée à la semaine de quatre jours, encore plus dévastatrice, surtout pour les enfants en difficulté. Les dégâts sont évidents : en  2008-2009, la grande majorité des enfants de l’école élémentaires sont fatigués, souvent épuisés &#8230; mais également nombre d’enseignants. On peut faire l’hypothèse forte que les consultations des parents auprès du médecin généraliste, du pédiatre ou du pédopsychiatre, ont été motivées et sont toujours motivées non par les maladies infantiles, mais par l’état de fatigue, les difficultés d’endormissement, les réveils et cauchemars nocturnes, les “troubles du comportement” (conduites autocentrées, évitements, fuites, “hyperactivité”, agressions-destructions, conduites étranges&#8230;). Avec pour corollaire la prescription accrue de béquilles chimiques par des médecins décontenancés et dépourvus “d’autres moyens thérapeutiques”. On peut pronostiquer que la France va consolider sa place de championne du monde de la consommation de tranquillisants, somnifères, psychotropes &#8230;<br />
<em>* Les espaces scolaires insuffisants,</em> négligés, pauvres, fermés sur eux-mêmes, anxiogènes &#8230; non aménagés pour que les enfants puissent construire des alliances du corps et de la pensée. Les toilettes sont souvent dans un état lamentable.<br />
<em>* La programmation de la suppression des RASED </em>alors qu’il faudrait augmenter leur nombre, ainsi que la durée et la fréquence de leurs “interventions” auprès des enfants en difficulté. Comment expliquer la “confusion” persistante du Ministère de l’Education Nationale, et du ministre lui-même, entre le soutien scolaire apporté quotidiennement aux élèves par le maître dans la classe et le soutien psychologique et de reconstruction de l’enfant par les RASED ? Sous prétexte que sur leurs 26 heures “décrétées” pour la<br />
semaine, les enseignants doivent deux heures de “service” devant des enfants “puisque” que le temps scolaire des enfants “n’est que” de 24 heures. Les patachons du Ministère planifient les moments de soutien (quel soutien ?) en dehors de la journée scolaire et aux pires moments :</p>
<p><em>• à 16h.30, les enfants sont fatigués,</em> voire épuisés, surtout ceux qui sont en difficulté &#8230; et bâillent déjà beaucoup, s’affalent sur la table &#8230; au début de l’après-midi quand cela n’est pas à la fin de la matinée ;<br />
<em>• à la mi-journée, </em>la neurobiologie a révélé qu’il y a une dépression de la vigilance corticale (du cerveau) ;<br />
<em>• avant 09h.00 (souvent 09h.30)</em>, il faut aux enfants en difficulté beaucoup plus de temps qu’aux autres pour retrouver un niveau de vigilance et d’attention sélective qui leur permette de donner sens et signification au message du maître, donc de comprendre et d’apprendre. Comment pourraient-ils bénéficier d’un soutien réellement efficace avant 08h.30 ? On ne s’y prendrait pas autrement si on voulait aggraver les difficultés des enfants à comprendre et apprendre, surtout ceux qui cumulent les difficultés personnelles, familiales, scolaires, sociales et autres. Le Président de la République et son gouvernement ont renforcé une école à deux vitesses, rejetant ainsi les plus vulnérables, démunis, en souffrance &#8230; vers l’échec et la marginalisation. Et on parle d’intégration ?<br />
<em>* Les fichage et bases de données scolaires</em> qui permettent de suivre les enfants (et les familles) “à la trace”, et conduisent donc à des risques de stigmatisation et de ségrégation de ceux qui “ne sont pas comme les autres”.<br />
<em>* L’insuffisance dans la vie quotidienne de lieux récréatifs</em>, sportifs, culturels et autres réservés aux enfants de tous âges. Où peuvent-ils “se poser”, s’apaiser, canaliser leur trop plein de mouvement et/ou d’agressivité ? Ainsi se trouvent favorisée l’aggravation de l’auto-exclusion de la vie sociale et de la<br />
marginalité, des conduites autocentrées, des évitements d’autrui, des fuites dans la drogue, l’alcool, le suicide &#8230; la violence.<br />
<em>* Le délabrement ou la détérioration persistante des structures de prévention et de soins</em> qui accueillent les enfants en difficultés. On peut ajouter l’absence de propositions claires, concrètes et matérielles pour améliorer les structures spécialisées (hôpitaux de jour, I.M.E., I.T.E.P&#8230;), et les ouvrir sur la société de façon intelligente.<br />
<em>* La disparition des intersecteurs pédo-psychiatriques</em>, ou leur réduction à la plus simple expression.<br />
<em>* L’institutionnalisation de la prison pour les enfants de treize ans</em> (douze ans dans le projet initial).<br />
Face à ces réalités, on comprend mieux les propos du Ministre des Affaires Etrangères qui s’interrogeait sur la pertinence du maintien d’un Secrétariat d’Etat aux Droits de l’Homme.</p>
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		<title>Texte de réflexion : Sarkozy pédagogue ?</title>
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		<pubDate>Mon, 20 Apr 2009 11:15:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Voici un texte de réflexion concernant la réforme des IUFM&#8230;
N&#8217;hésitez pas à le commenter
Sarkozy pédagogue ?
Michel Fabre (CREN)
Université de Nantes
A l’évidence, les réformes actuelles de la formation des maîtres ont
une cohérence globale libérale mais sont traversées de tensions multiples. Si
le souci de réaliser des économies n’échappe à personne, les composantes
proprement idéologiques qui les animent sont [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Voici un texte de réflexion concernant la réforme des IUFM&#8230;</p>
<p>N&#8217;hésitez pas à le commenter</p>
<p><strong>Sarkozy pédagogue ?</strong><br />
<em>Michel Fabre (CREN)<br />
Université de Nantes</em><br />
A l’évidence, les réformes actuelles de la formation des maîtres ont<br />
une cohérence globale libérale mais sont traversées de tensions multiples. Si<br />
le souci de réaliser des économies n’échappe à personne, les composantes<br />
proprement idéologiques qui les animent sont plus délicates à démêler. Il<br />
semble y avoir quelque tension entre deux courants au moins. Il y a ceux qui<br />
veulent liquider les derniers effets de la loi Jospin (l’esprit de 1989 !), comme<br />
en témoigne la volonté de dissolution des IUFM. Et ceux qui – malgré tout –<br />
ne peuvent se résoudre à évacuer toute formation professionnelle des<br />
nouvelles maquettes, comme en témoigne la lettre de cadrage du ministère<br />
de l’enseignement supérieur ainsi que les recommandations de l’AERES.<br />
<span id="more-179"></span>Toutefois, il est plus que probable que – malgré certaines bonnes volontés<br />
affichées – les conditions d’organisation des futures Masters de la formation<br />
de maîtres ne rendent extrêmement difficile (en particulier pour le second<br />
degré) une initiation à la pédagogie, qui me semble pourtant constituer le<br />
coeur de la professionnalisation. Il est à craindre que les futurs professeurs<br />
aillent au charbon « les mains nues », ce qui est d’autant plus inquiétant que<br />
le métier devient de plus en plus difficile.<br />
Ce qui est paradoxal, c’est que l’indifférence pour la pédagogie dans<br />
l’enseignement se double d’une inflation de la pédagogie partout ailleurs qu’à<br />
l’école. Mr Sarkozy nous dit : vous êtes contre les réformes ? Mais elles ne<br />
sont pas mauvaises ! C’est seulement que vous les avez mal comprises ! On<br />
va vous les réexpliquer ! D’ailleurs, ce sont les seules possibles. Il n’y a pas<br />
d’alternative politique, il y a ceux qui comprennent et ceux qui ne<br />
comprennent pas. Le discours politique réduit la pédagogie à la « com » en<br />
infantilisant les citoyens, tout en ignorant cette pédagogie qui fait le propre du<br />
métier d’enseignant. La pédagogie a droit de cité partout sauf à l’école : les<br />
médecins préfèrent prévenir que guérir, les policiers et les juges (mais c’est<br />
en train de changer) avertissent avant de sanctionner. Bref, la société<br />
pédagogique infantilise les adultes mais prétend que les enseignants n’ont<br />
pas besoin de pédagogie pour instruire les enfants.</p>
<p><strong>I. La liquidation des IUFM, face obscure de la masterisation</strong><br />
Il faut lire la dissolution des IUFM dans l’entreprise de liquidation de la<br />
loi Jospin de 89, loi éminemment « pédagogique ». Pour les antipédagogues,<br />
cette loi recelait (entre autres) trois défauts majeurs :<br />
a) elle prétendait placer « l’élève au centre du système éducatif ».<br />
En convoquant maladroitement l’image du cercle, elle ravivait les vieux<br />
débats de l’histoire de la pédagogie (ceux des années 1920 en Europe et<br />
aux USA,) entre une école centrée sur l’enfant et une école centrée sur le<br />
savoir, comme s’il y avait quelque chose à gagner à apposer ainsi les deux<br />
termes ! Ce dualisme paralysant que dénonçait déjà le philosophe John<br />
Dewey au début du XXème siècle, se doublait d’une méfiance envers le culte<br />
expressionniste d’un enfant roi. C’était oublier que le slogan de « l’école<br />
centré sur l’enfant », aussi maladroit fût-il, émanait d’un pédagogue allemand<br />
des plus austères, Adolf Diesterweg (1790-1866) et qu’Octave Gréard,<br />
collaborateur de Jules Ferry, l’avait repris à son compte en 1892. Ces<br />
pédagogues sourcilleux ne militaient pas au nom d’une doctrine permissive<br />
et laxiste mais bien dans un souci humaniste d’amélioration de<br />
l’enseignement. C’est pourtant cette idolâtrie de l’enfance que bien des<br />
intellectuels médiatiques croient combattre en dénonçant la démagogie de la<br />
loi de 1989.<br />
b) La loi Jospin recélait un autre défaut majeur, celui de vouloir<br />
former, dans une même institution, des instituteurs et des professeurs du<br />
secondaire et de promouvoir dans les faits l’unification du corps enseignant.<br />
Qui connaît quelque peu l’histoire de ces corps professionnels appréciera ce<br />
qu’avait d’utopique cette résolution. Si l’unification administrative du corps<br />
enseignant a été réalisée, on est loin de l’unification idéologique. C’est<br />
important pour notre propos : la pédagogie c’est à la rigueur bon pour les<br />
instituteurs « ces incapables prétentieux »1, mais le professeur de lycée,<br />
l’homme vraiment cultivé, qui possède le savoir n’en a pas besoin.<br />
c) Le troisième défaut, le plus grave, de la loi Jospin est<br />
l’instauration des IUFM, parce ce geste confère une forme institutionnelle à la<br />
formation professionnelle et consacre d’une certaine manière, et sous des<br />
formes nouvelles (en particulier l’analyse des pratiques, les didactiques)<br />
l’idée de pédagogie. Les IUFM furent accusés, depuis leur mise en place, de<br />
vouloir généraliser à l’ensemble du corps professionnel, les pratiques<br />
douteuses des Ecole normales d’autrefois et d’infantiliser les futurs maîtres<br />
en leur inculquant des recettes pédagogiques en lieu et place d’un véritable<br />
savoir académique. La réforme actuelle (la mastérisation) n’impliquait<br />
aucunement la dissolution des IUFM. Leur liquidation s’inscrit pourtant dans<br />
une stratégie politique assez perverse : 1) premier acte : intégration des<br />
IUFM dans l’Université : qui pourrait être contre ? 2) deuxième acte :<br />
élévation de la formation des maîtres au niveau Master : qui pourrait être<br />
contre ? 3) troisième acte (sans être trop pessimiste !) : l’IUFM Ecole interne<br />
de l’université ne conserve que les formations inassimilables par l’université :<br />
en gros, les Professeurs d’Ecoles, les Conseillers d’Education et<br />
l’enseignement spécialisé. La stratégie est perverse car elle évite toute<br />
attaque frontale, entraîne l’adhésion à chacune des étapes, tout en occultant<br />
sa finalité : rendre impossible dans les faits, une véritable formation<br />
professionnelle des enseignants du secondaire.<br />
<strong>II. La pédagogie : pourquoi tant de haine ?</strong><br />
La pédagogie, en France, n’a aucune légitimité. Elle ne fait pas partie<br />
de la culture. Elle fait l’objet d’un profond mépris de la part de l’intelligentsia.<br />
Il faut entreprendre – le plus scientifiquement possible – la généalogie de<br />
cette passion française : la haine de la pédagogie. Parce que mon propos<br />
risque d’être pris pour un plaidoyer pro domo, je m’abriterai sous l’autorité<br />
d’Emile Durkheim sociologue certes mais aussi historien de l’éducation.<br />
Nous sommes en 1904, autre époque de réforme (celle qui voit se<br />
recomposer les curricula des Lycées avec notamment l’introduction d’un<br />
enseignent moderne de sciences à côte des humanités. Emile Durkheim fait<br />
un cours en Sorbonne aux futurs professeurs de Lycée. Ce n’est donc pas<br />
d’aujourd’hui que l’on envisage une formation des enseignants à l’université.<br />
Ce qui est plus original, c’est qu’il leur fait un cours de pédagogie (ou plutôt<br />
d’histoire de la pédagogie), cours qui sera publié par Maurice Halbwachs, en<br />
1936, sous le titre de L’Evolution pédagogique en France (publié désormais<br />
aux PUF). Je vous propose quelques extraits du chapitre liminaire, lesquels<br />
ont à peine besoin d’être commentés, tant ils s’avèrent actuels.<br />
Durkheim commence par justifier l’idée d’un cours de pédagogie qui<br />
ne semble pas aller de soi :<br />
« Il y a tout d&#8217;abord un vieux préjugé français qui frappe d&#8217;une sorte<br />
de discrédit la pédagogie d&#8217;une manière générale. Elle apparaît comme un<br />
mode très inférieur de spéculation. Par suite de je ne sais quelle<br />
contradiction, alors que les systèmes politiques nous intéressent, que nous<br />
les discutons avec passion, les systèmes d&#8217;éducation nous laissent assez<br />
indifférents, ou même nous inspirent un éloignement instinctif. Il y a là une<br />
bizarrerie de notre humeur nationale que je ne me charge pas d&#8217;expliquer. Je<br />
me borne à la constater ».<br />
Pourtant, continue Durkheim, aujourd’hui il n’y a aucune activité<br />
humaine qui puisse s’opérer sans réflexion. Le général réfléchit à ses plans<br />
de bataille, c’est la stratégie, le médecin réfléchit à la manière dont il porte<br />
ses diagnostics et délivre ses prescriptions, c’est la clinique ; l’homme d’état<br />
réfléchit (du moins on l’espérerait aux réformes qu’il entreprend) et c’est la<br />
politique. L’enseignant serait-il le seul à ne pas réfléchir à ses pratiques et<br />
sur ses pratiques ?<br />
« La pédagogie – dit Durkheim - n&#8217;est autre chose que la réflexion<br />
appliquée aussi méthodiquement que possible aux choses de l&#8217;éducation…<br />
La question est de savoir non s&#8217;il faut s&#8217;en servir, mais s&#8217;il faut s&#8217;en servir au<br />
hasard ou avec méthode ; or, s&#8217;en servir méthodiquement, c&#8217;est faire de la<br />
pédagogie ».<br />
Pour Durkheim, la pédagogie n’est ni un don, ni un art, ni une science.<br />
Ce n’est pas un don qu’on recevrait ou non à la naissance ! Pour Durkheim,<br />
on ne naît pas pédagogue, on le devient. Et on le devient par l’exercice<br />
méthodique de la réflexion sur ce que l’on fait, sur ce que l’on va faire et sur<br />
ce que l’on a fait. La pédagogie n’est donc pas un art et ne consiste pas<br />
simplement en recettes empiriques apprises sur le tas par compagnonnage,<br />
comme le voudrait le ministre Darcos.<br />
La pédagogie n’est pas non plus une science. Elle ne se confond pas<br />
avec la ou les sciences de l’éducation. Les sciences de l’éducation éclairent<br />
l’acte pédagogique mais les problèmes pédagogiques ne sont pas<br />
réductibles aux problèmes scientifiques : ce sont des problèmes de la<br />
pratique, ici et maintenant dans ce contexte singulier et le plus souvent dans<br />
l’urgence, qui engagent des décisions à la fois techniques et éthiques ! Dans<br />
d’autres textes, Durkheim fera de la pédagogie une discipline<br />
« praxéologique » comme on dirait aujourd’hui, à l’instar de la médecine ou<br />
de la stratégie. Cela signifie que la pédagogie est pour lui de l’ordre de la<br />
théorie non de la pratique, mais d’une théorie de la pratique ou comme<br />
l’écrira Durkheim relève d’une théorie-pratique ! La pédagogie est donc pour<br />
Durkheim une réflexion de l’acteur sur sa pratique en vue de l’améliorer. Il<br />
ajoute qu’il faut donner aux enseignants une culture professionnelle à base<br />
de sciences humaines, pour éclairer cette réflexion : d’où les sciences de<br />
l’éducation.<br />
On écoutera la différence avec le discours du Ministre Darcos<br />
surRMC, le 12 février 2009 :<br />
«Aujourd&#8217;hui (&#8230;) les professeurs passent un concours, ils sont mis<br />
dans l&#8217;Institut de formation des maîtres, où on leur apprend des théories<br />
générales sur l&#8217;éducation et de temps à autre, ils vont remplacer un<br />
professeur absent. C&#8217;est pas comme ça qu&#8217;on forme des gens. Autrement<br />
dit, ils sont sans arrêt devant un simulateur de vol. Alors que dans le<br />
système que je propose, ils ne seront pas dans un simulateur de vol».<br />
On se demande bien ce que serait une formation moderne de pilotes<br />
de ligne qui n’utiliserait pas de simulateur de vol et qui enverrait directement<br />
les futurs pilotes aux commandes d’un Air Bus ou d’un Boeing, sans même<br />
avoir d’instructeur avec eux. Précisément, ce que demande Durkheim, c’est<br />
bien quelque chose comme un simulateur de vol. Non pas pour remplacer<br />
l’expérience elle-même mais pour l’accompagner, l’analyser et réfléchir sur<br />
elle. Ce ne serait pas un mal, ce serait même sans doute un grand progrès si<br />
la nouvelle formation des maîtres s’inspirait de celle des pilotes ! Il est vrai<br />
qu’elle risquerait de coûter plus cher !<br />
<strong>III. La pédagogie c’est bon pour les instituteurs.</strong><br />
Durkheim poursuit sa réflexion sur cette passion française qu’est le<br />
mépris de la pédagogie. Même ceux qui sont les points hostiles à l’idée de<br />
pédagogie la réserve à l’école primaire :<br />
« On dit couramment - dit Durkheim - qu’une préparation<br />
pédagogique est nécessaire à l’instituteur, mais que, par une grâce d’état, le<br />
professeur de lycée n’en a pas besoin. »<br />
Le futur professeur – dit on - est doté d’une large culture acquise à<br />
l’université, il a observé comment enseignaient ses maîtres. Sa culture et ses<br />
souvenirs lui suffisent donc comme bagage pédagogique. La réponse de<br />
Durkheim pourrait paraître banale si elle n’était pas plus que jamais<br />
aujourd’hui intempestive. D’abord, répéter demain les gestes de son<br />
professeur d’hier alors que le contexte même de l’enseignement aura<br />
changé, c’est de la routine. Or la réflexion pédagogique, c’est précisément<br />
l’antithèse à la routine. Oui, mais la culture, le savoir ? Conditions<br />
nécessaires mais non suffisantes pour enseigner répond Durkheim :<br />
« En vérité, on se demande comment, par cela seul que le jeune<br />
étudiant sait critiquer les textes anciens, ou parce qu&#8217;il est rompu aux<br />
finesses des langues mortes ou vivantes, ou parce qu&#8217;il possède une<br />
érudition d&#8217;historien, il se trouverait, par cela seul, au courant des opérations<br />
nécessaires pour transmettre aux enfants l&#8217;enseignement qu&#8217;il a reçu. Il y a<br />
là deux sortes de pratiques très différentes et qui ne peuvent être apprises<br />
par les mêmes procédés. Acquérir la science, ce n&#8217;est pas acquérir l&#8217;art de la<br />
communiquer ; ce n&#8217;est même pas acquérir les notions fondamentales sur<br />
lesquelles cet art repose ».<br />
On ne fera pas dire à Durkheim que le savoir est inutile pour<br />
enseigner. Au moment où le lycée est en recherche de nouvelles humanités<br />
scientifiques, il faudra de bons mathématiciens, de bons physiciens pour<br />
enseigner. Simplement, Durkheim affirme tranquillement et avec force cette<br />
évidence que l’on aurait crue accessible à un ministre de l’éducation, luimême<br />
ancien professeur et ancien inspecteur de l’éducation nationale : la<br />
pratique scientifique et la pratique pédagogique sont d’ordres différents. Et<br />
elles s’acquièrent par des moyens différents. On dira que Durkheim fait ici un<br />
cours magistral d’histoire de la pédagogie. Mais – comme il le souligne luimême,<br />
il ne s’agit pas ici d’érudition. Il s’agit de donner une culture<br />
pédagogique c&#8217;est-à-dire d’éclairer la réflexion des futures enseignants.<br />
Durkheim enfonce donc le clou ! Loin que l’on doive réserver la<br />
pédagogie à l’école primaire, c’est le secondaire qui en a le plus besoin.<br />
Parce c’est un système plus complexe que l’enseignement primaire.<br />
Pourquoi pour deux raisons dit Durkheim. D’abord parce qu’il y existe une<br />
division du travail pédagogique (plusieurs maîtres pour une même classe),<br />
ce qui menace l’unité d’esprit de l’enseignement. Comment l’élève va-t-il s’y<br />
retrouver dans cette profusion de matières enseignées ? Comment va-t-il<br />
pouvoir en faire une synthèse. Deuxième raison, l’enseignement secondaire<br />
est fait par des spécialistes, mais n’est pas fait pour former des spécialistes.<br />
Chacun enseigne sa discipline comme si elle était la seule alors qu’il faut se<br />
demander quel est le but à atteindre : former un honnête homme, un citoyen.<br />
« Très souvent, conclut Durkheim, on raisonne comme si tout le<br />
monde savait ce que c’est que former un esprit ».<br />
En fait, dit Durkheim, c’est l’enseignement secondaire qui a le plus<br />
besoin de pédagogie, parce qu’il est en crise, parce qu’il faut repenser ce qui<br />
est à enseigner et comment l’enseigner. Nous sommes en 1904, la vielle foi<br />
dans les humanités s’estompe et le nouvel humanisme fondé sur une culture<br />
scientifique n’est pas encore là. Durkheim voit dans la crise de<br />
l’enseignement secondaire quelque chose qui touche aux schèmes les plus<br />
profonds de l’idéal éducatif de l’école telle que la chrétienté du haut moyen<br />
âge nous la légué. Pour lui, l’école moderne (notre école) nait à l’ombre des<br />
cathédrales du VIIIème siècle. Alors les chrétiens se posent la question de<br />
l’unité de l’enseignement : unité de lieu (une même classe), une même<br />
équipe de maîtres soumettant les élèves pendant un temps long à un même<br />
influence. Ils de posent aussi la question de l’initiation à l’encyclopédie :<br />
comment initier l’élève aux différentes branches du savoir, sans prétendre<br />
tout lui enseigner ni sans en faire un spécialiste ? Ils se posent enfin la<br />
question de savoir ce que veut dire former un esprit et pour eux cela ne se<br />
résume pas à enseigner des connaissances mais à initier une véritable<br />
éducation intellectuelle qui fait que l’esprit en est tout changé, ce qu’ils<br />
pensent sous l’idée de conversion. La crise des lycées du début du XXème<br />
siècle questionne donc les trois schèmes de l’idéal éducatif de l’école<br />
moderne : quelle nouvelle unité d’enseignement proposer ? Comment penser<br />
un nouveau curriculum ? Que peut vouloir dire aujourd’hui former un esprit ?<br />
C’est donc pour répondre aux questions du présent que Durkheim<br />
propose une réflexion pédagogique fondée sur l’histoire. Qui ne voit que les<br />
questions que l’on se pose en 1904 sont encore les nôtres ou du moins sont<br />
du même genre que les nôtres ? Quand Durkheim qualifie la crise du début<br />
du XXème, on croirait entendre notre collègue Philippe Meirieu. Ecoutons<br />
plutôt :<br />
« Aussi la nécessité d&#8217;une éducation pédagogique apparaît comme<br />
beaucoup plus pressante pour le lycée que pour l&#8217;école primaire. Il ne s&#8217;agit<br />
pas simplement d&#8217;apprendre à nos futurs professeurs le maniement d&#8217;un<br />
certain nombre d&#8217;heureuses recettes. Il faut poser devant eux le problème de<br />
la culture secondaire dans sa totalité. Or, c&#8217;est précisément à quoi tend<br />
l&#8217;étude que nous allons commencer cette année ».<br />
Durkheim critiquerait probablement une réforme qui – dans ses<br />
dispositions pratiques – sinon tout à fait dans son esprit, consacrerait à<br />
nouveau une nouvelle partition du corps enseignant : aux professeurs du<br />
secondaire la vraie culture disciplinaire et savante les dispensant de la<br />
pédagogie, celle-ci étant réservée aux instituteurs (pardon aux professeurs<br />
des Ecoles), aux CPE et aux autres formations non solubles dans les<br />
disciplines universitaires.<br />
<strong>Conclusion</strong><br />
En plaçant ma réflexion sous l’autorité de Durkheim, je suis bien<br />
conscient qu’il s’agit ici d’un cours de pédagogie en Sorbonne et non pas<br />
d’une situation de formation professionnelle en alternance comme on le<br />
voudrait aujourd’hui. Mais Durkheim en retraçant l’histoire de la pédagogie<br />
tente de restituer les problématiques éducatives que chaque époque a<br />
élaborée et les solutions qu’elles y ont trouvées. Il veut ainsi sensibiliser les<br />
futurs professeurs à la chose pédagogique et les encourager à développer à<br />
nouveaux frais, pour le présent, cette réflexion sur leurs pratiques en vue de<br />
les améliorer. Il cherche à leur insuffler – dit il – une foi nouvelle. Et dans<br />
d’autres textes, il insistera beaucoup sur la spécificité de la pédagogie<br />
comme réflexion sur la pratique en vue de l’améliorer.<br />
Or il est à craindre que la foi du pédagogue soit mise en péril par le<br />
mépris dont il fait l’objet. Ne serait-ce que par la succession chaotique des<br />
réformes plus ou moins pensées dont l’enseignement fait l’objet. Ecoutons<br />
une dernière fois Durkheim :<br />
« Mais ce n&#8217;est pas tout. L&#8217;enseignement secondaire traverse depuis<br />
plus d&#8217;un demi-siècle une crise grave qui n&#8217;est pas encore, il s&#8217;en faut,<br />
parvenue à son dénouement. Tout le monde sent qu&#8217;il ne peut pas rester ce<br />
qu&#8217;il est, mais sans qu&#8217;on voie encore avec clarté ce qu&#8217;il est appelé à<br />
devenir. De là toutes ces réformes qui se succèdent presque<br />
périodiquement, qui se complètent, se corrigent, parfois aussi se<br />
contredisent les unes les autres ; elles attestent à la fois les difficultés et<br />
l&#8217;urgence du problème ».</p>
<p>L’idée de Durkheim était qu’en période de crise, les enseignants<br />
auraient besoin d’une solide culture pédagogique pour ne pas se faire<br />
étourdir et décourager par les agitations des réformes et contre réformes.<br />
Sarkozy et Darcos devraient lire Durkheim.<br />
En se souvenant également des enseignements des grands<br />
pédagogues. On entre en pédagogie quand on abandonne toute attitude de<br />
mépris envers l’élève qu’on crédite de toute l’intelligence possible, malgré les<br />
erreurs qu’il peut faire. Et aussi toujours par une grande colère contre la<br />
condition qui est faite aux élèves, aux formés, aux étudiants, aux stagiaires…<br />
du fait des pesanteurs du système et des réformes de gribouille qui<br />
prétendent l’améliorer.<br />
Or nos réformateurs pratiquent volontiers le mépris. Et s’ils<br />
s’indignent, ce n’est pas toujours quand il faudrait ! Sarkozy pédagogue ?<br />
Concluez vous-même !</p>
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