Voilà, on y est :
“Le Café pédagogique publie les documents remis aux inspecteurs d’académie pour supprimer des postes dans les trois prochaines années. Suppression des Rased, réduction de la scolarisation à deux ans, regroupements scolaires, augmentation du nombre d’élèves par classe au primaire; augmentation de la taille des classes au collège, fermeture des petits établissements, “rationalisation” de l’offre éducative en lycée et de l’offre de formation en L.P., réduction des IDD, voilà pour le secondaire. Découvrez le détail de la stratégie ministérielle.”
Les enseignants ces fainéants, qui, c’est bien connu, ne se mobilisent que pour les augmentations de salaire, nous on prévenu depuis des années, personne ne daignant les soutenir. (Sauf nous, bien entendu, mais c’est pas pareil…).
Après avoir éjecté Xavier Darcos pour raison, paraît-il, de désaccord avec les réformes demandées, le gouvernement a affecté à l’Education Nationale un DRH qui apparemment semble mieux faire l’affaire (aucun état d’âme à foutre en l’air l’Education Nationale.)
Voilà qui semble-t-il, pose des problèmes en terme de projet de société. Gouverner c’est prévoir, disait l’autre (je ne me souviens plus si c’est Abraracourcix ou Emile de Girardin). Deux solutions s’offrent alors à nous : soit on ne nous gouverne plus du tout, soit on nous prévoit une société dans laquelle l’éducation n’a plus, mais alors plus du tout, sa place.
En dehors de tout syndicalisme, solidarité de corps ou autre, de quel futur pour nos enfants parlons-nous ? Le savoir n’est plus à la mode, mais ça on le savait déjà : n’importe quel con se fait plus d’argent en tournant une roue ou en montrant son “émotion” à la télé (oui émotion est moins vulgaire que “cul”) que celui qui est capable de vous citer les dates et emplacement des batailles de la guerre de trente ans. Et ça fait un moment que ça dure. Sauf que là… Eh bien tout a glissé, à force de ne pas voir le danger que signifiait les petites réformettes des gouvernements successifs (de droite comme de gauche, hein, ne soyons pas sectaires), nous y sommes. Maintenant que le mur a été mis à nu à petits coups de burin et voyant que personne ne bougeait, le gouvernement a décidé d’y aller à grands coups de masse.
Bien sûr nous avons tous une part de responsabilité dans ce qui arrive, il serait vain de le nier, manque de mobilisation, sentiment que tout cela ne sert à rien, parfois jalousie envers les enseignants qu’on estime “privilégiés”…
Mais qui accepterait, à leur place, d’être traité comme ils le sont ? En s’attaquant comme le fait le gouvernement à l’Education Nationale c’est aux principes mêmes de la République qu’il s’attaque. Mentir à la population en affirmant vouloir rationaliser l’école favoriser l’égalité des chances et, dans le même temps, réduire les budgets des établissements dits difficiles en banlieue parisienne de 50 %, et ce n’est qu’un exemple, est tout simplement criminel.
Mais, bien sûr, ce n’est que mon avis.
Pour vous faire un idée, allez jeter un oeil au café pédagogique
Christian Foucher
De nombreux parents se sont émus des nouveaux tarifs pratiqués par l’AOL, notamment les tarifs de restauration. 4.50 euros pour un repas de maternelle ! Et tout cela sans acune explication, voire sans information autre que le bouche à oreille.
Nous proposons qu’une délégation de parents des écoles publiques de Périgueux (maternelles et élémentaires) demande une audience à Madame la Conseillère chargée des affaires scolaires. Si vous êtes concernés et motivés, contactez-nous et donner nous vos idées ; il faut agir rapidement
Cordialement
D Ducret école maternelle du Toulon
Nous avons créé une page matériel d’information, accessible depuis le menu droit, où vous pourrez trouver des tracrts, modèle de lettre, affiches, à distribuer autour de vous…
Malgré l’opposition et la mobilisation de nombreux directeurs, parents et citoyens contre la baseélèves, malgré le blocage de formations de directeurs au logiciel B.E, les nombreuses prises de position des élus, l’administration continue à vouloir imposer ce fichage des enfants, décidé sans la moindre consultation, ni avec les parents, ni avec les instituteurs. Les directeurs d’école récalcitrants sont sanctionnés et d’autres, harcelés, menacés, cèdent aux pressions et renseignent Base-élèves souvent contre l’avis d’une partie ou de la totalité des parents concernés. Ignorés et méprisés dans nos droits et revendications, il est temps que nous entamions une action en justice. Conseillés et soutenus par des hommes de loi et notamment par le Syndicat des Avocats de France, nous avons répertorié les différentes atteintes aux lois et conventions relatives à la protection de la vie privée, aux droits de l’Homme et de l’enfant. Cette plainte pénale contre X déposée par des parents « simultanément » dans toute la France permettra enfin de faire entendre notre voix !
Qui peut porter plainte?
Les parents (la plainte est individuelle, donc une plainte par parent, mais la même pour plusieurs enfants) ou les tuteurs légaux, ou bien un seul des deux parents ou tuteurs, dont l’enfant :
- est scolarisé dans une école maternelle, élémentaire ou primaire, publique ou privée.
- ou bien, a 6 ans révolus (instruction obligatoire) et n’est pas scolarisé.
- est déjà fiché dans BE ou n’est pas encore fiché.
Où et comment compléter et déposer la plainte ?
Compléter le texte dactylographié et le signer (ne pas oublier dans le coin supérieur gauche: nom, prénom, adresse du plaignant). Après “je soussigné(e)”, écrire son nom et ses prénoms. Pour le(s) enfant(s) aussi, noter tous les prénoms. L’apporter ou l’envoyer (en recommandé avec accusé de réception) au greffe du tribunal, qui doit délivrer un récépissé de dépôt. Le mieux est de regrouper un maximum de plaintes que quelqu’un se charge de déposer : les frais (envoie ou carburant) sont ainsi réduits. Un récépissé mentionnant le nombre de plaintes et le nom de tous les plaignants doit être délivré. Un premier dépôt en nombre, médiatisé, est prévu le 25 mars.
Porter plainte : à quoi cela engage?
Toute personne a le droit de porter plainte et n’encourt aucune poursuite. Une plainte peut être déclarée non recevable par un procureur, mais est regardée avec plus d’attention si elle est soutenue par un avocat, ce qui entraîne des frais d’honoraires et de déplacements. Ces frais de justice pourraient être pris en charge par le Collectif qui récolte des dons, afin que la question financière ne soit pas un obstacle. Bien entendu cette caisse de solidarité ne peut fonctionner qu’avec la participation active de tous: parents, citoyens…
Un modèle de dépôt de plainte contre Base Eleves, à télécharger : plainte-parents-contre-base-eleve-modele
COMPTE- RENDU de la réunion du 27 avril 2009 à 18h à La Filature à Périgueux
16 participants
Les lettres de résistance:
A la date de la réunion : 315 lettres de parents
62 lettres d’enseignants
La lettre proposée à la signature des élus a été envoyée à une partie des mairies car il y a des problèmes d’adresses électroniques erronées. Elles peuvent être également remises en main propre .
Il faut continuer à relancer enseignants, parents, élus, amis de l’école pour augmenter le nombre de signatures.
La Maternelle menacée:
Le dossier des jardins d’éveil paraît piloté par le ministère de la famille, mais l’éducation nationale reste présente avec M. Coignard, ancien IA de Dordogne, parti dans les valises de M. Darcos. Les communications faites par les ministres de la famille et de l’éducation sont ambigües. La demande, de la part de la présidente de l’Association Générale des Enseignants des Ecoles et classes Maternelles publiques, d’une clarification sur les jardins d’éveil reste sans réponse. M. Darcos déclare le 9 avril que les jardins d’éveil ne remettent pas en cause l’accueil en école maternelle. Entre deux portes, M. Coignard invite la président de l’AGEEM à une réunion qui se trouve être celle où se définit le cahier des charges des jardins d’éveil. Surprise de l’intéressée !
Les questions déjà évoquées lors de la précédente réunion restent posées :
Comme pour d’autres services publics, la montée de la désinformation, les rapports commandités par le gouvernement dont les conclusions sont connues avant qu’ils ne paraissent, toute une campagne relayée par les médias, ont contribué à vouloir discréditer l’école maternelle, la scolarisation des enfants de 2 ans. Là encore l’argumentation retenue est à double sens et prend bien évidemment en compte l’intérêt des enfants pour favoriser l’accueil des enfants de 2 à 3 ans.
Alors pourquoi avoir supprimé des postes ? Pourquoi ne pas favoriser l’accueil en maternelle dont les chercheurs reconnaissent le bienfondé, surtout pour les enfants les plus défavorisés ? Pourquoi ne pas mettre à l’école maternelle les moyens accordés aux crèches ou aux jardins d’éveil ? Qui va les payer, quand on connaît le désengagement financier de plus en plus important de l’Etat ? Les enfants en milieu rural, auront-ils le même accès que ceux des milieux urbains ? Quelle est la différence entre jardin d’éveil et garderie ? Pourquoi les locaux peuvent-ils être à l’intérieur de l’Ecole Publique ? Pourquoi et comment un directeur ou une directrice d’école peuvent-ils être aussi directeur ou directrice du jardin d’éveil, quand on connaît déjà les tâches et le temps de plus en plus important qui leur est demandé ? Que viendraient faire les professeurs d’école dans un jardin d’éveil, n’y a-t-il pas là une confusion des missions ?
La question de l’information à faire passer aux parents, sur ces jardins d’éveil, menaces de l’école maternelle, est proposée à la présidente de l’AGEEM.
Le directeur de l’école privée du Sacré Cœur (ayant reçu une invitation à la réunion, dit-il) révèle qu’une étude est menée depuis un an, par l’enseignement privé, sur la faisabilité des jardins d’éveil. Il en a évalué le coût à 100 000€ par an pour l’accueil de 15 enfants. Il a l’air satisfait de pouvoir être prêt ainsi à la sollicitation éventuelle de la mise en place d’un jardin d’éveil. Mais, il trouve cependant, que ce n’est pas une réponse satisfaisante à l’accueil des enfants de 2 à 3 ans.
L’occupation d’une école maternelle avec une conférence de presse est proposée par des parents pour le 11 mai. Les enseignants doivent en débattre. La date de la prochaine réunion sera fixée à ce moment là.
Rédigé par JM Cherbero
PROCHAINE Réunion
lundi 27 avril 2009, à 18h,
à La Filature de l’Isle, à Périgueux (depuis la gare, suivre la rue Pierre Seymard ou route d’Angoulême-Tourner à gauche et passer sous la voie ferrée à hauteur d’une station service et lavage- Continuer à droite, c’est signalé).
Si vous êtes perdus pour vous rendre à la Filature…
tel : 06 73 95 26 59
JM Cherbero, secrétaire de séance
lettre-de-resistance-des-parents (pour rappel)
lettre_r-sistance_dordogne_10-03-091
En PJ, la lettre de Résistance des Maires de Dordogne! Elle vient juste de sortir , n’a pas pu encore être envoyée dans les communes (ça ne va pas tarder). Vous pouvez, dès aujourd’hui, (ou demain!) la porter en main propre à votre Maire..qui doit la renvoyer à Mr Claude Fédou, Maire, 24140 DOUVILLE, qui se charge de collecter toutes les lettres. C’est pourquoi il est TRES important que nous soyons nombreux
Lundi 27 avril 2009,18h, à La filature de Périgueux, pour décider de la date à laquelle une Délégation (ou nous tous ) ira remettre ces courriers à l’IA et la Préfète.
Je vous informe (ou vous rappelle)
que les deux communes de St Capraise de Lalinde et de Lanquais viennent de se voir assignées devant le Tribunal Administratif de Bordeaux par Madame la Préfète de la Dordogne pour: “avoir par délibération refusé de se substituer à ce qui relève de la responsabilité de l’État et du dialogue social et qui s’ attaque aux principes de la libre administration des affaires de la commune et au droit de grève” et donc exprimé le “refus de mettre en place le Service Minimum d’Acceuil des Enfants dans les écoles lors de mouvements sociaux des enseignants”.
JE VOUS INVITE A SIGNER LA PETITION sur http://www.lavoixdejacquou.fr
N’hésitez pas à informer vos maires de la tenue de notre réunion de ce Lundi 27 et à les y inviter.
Brigitte Thomas, pour le collectif de Parents d’élèves.
Le Président de la République et son gouvernement n’aiment pas les enfants.
Y a-t-il une place pour l’enfant dans la société française ?
Hubert Montagner
Alors que le monde s’apprête à célébrer le XX ème anniversaire de la Charte Internationale des Droits de l’Enfant, il est infiniment regrettable que la “société des adultes” n’accorde toujours pas aux enfants la place qui devrait leur revenir, et le respect qui devrait leur être dû. Les propos, décisions et mesures du Président de la République française et de son gouvernement en fournissent une illustration caricaturale. lire la suite…
Voici un texte de réflexion concernant la réforme des IUFM…
N’hésitez pas à le commenter
Sarkozy pédagogue ?
Michel Fabre (CREN)
Université de Nantes
A l’évidence, les réformes actuelles de la formation des maîtres ont
une cohérence globale libérale mais sont traversées de tensions multiples. Si
le souci de réaliser des économies n’échappe à personne, les composantes
proprement idéologiques qui les animent sont plus délicates à démêler. Il
semble y avoir quelque tension entre deux courants au moins. Il y a ceux qui
veulent liquider les derniers effets de la loi Jospin (l’esprit de 1989 !), comme
en témoigne la volonté de dissolution des IUFM. Et ceux qui – malgré tout –
ne peuvent se résoudre à évacuer toute formation professionnelle des
nouvelles maquettes, comme en témoigne la lettre de cadrage du ministère
de l’enseignement supérieur ainsi que les recommandations de l’AERES.
lire la suite…
